Premiers tours de roues, écartelage

Le titre à lui seul m’interpelle. Singulier ? Pluriel ? Je ne suis pas acrobate et j’opte donc pour le pluriel, d’autant plus que la conduite de ce Peugeot PH8S n’est pour le moment guère rassurante… Quant à « écartelage », « écartèlement » est tout aussi correct.

Habitué des machines modernes, et par modernes j’entends « post v-brakes », la prise en main du Peugeot m’a laissé perplexe. Outre le fait que la nouvelle chaine n’est pas parfaitement compatible avec la transmission, me gratifiant de sauts intempestifs dès que je décide de pousser fort, il faut constater que ce vélo ne freine pas. Il faut donc anticiper.

Cependant, je dois dire que l’engin est facile à emmener, quel que soit le braquet. Et, en parlant de braquet, je m’interroge encore sur le choix des plateaux. Un 52-45 pour des pignons s’étageant de 14 à 24 (14-17-19-21-24), j’en perds mon latin, c’est d’une redondance extrême. À quoi sert donc ce double plateau ? Le 45 serait-il un mode vent de face et le 52 fait pour les gros cuissots ? Je n’y comprends pas grand-chose sinon qu’un compact 50-34 serait bien plus avantageux, beaucoup plus linéaire et pas redondant.

Il me reste donc à considérer l’achat d’une paire de freins décents et de plateaux de pédaliers plus adaptés. Vu les dimensions (BCD/PCD 120 ou 122 mm), trouver ce type de plateaux risque de ne pas être une partie de rigolade.

Tout ceci m’a fait réfléchir. Que faire du Monaco ? Là où le boitier de pédalier du PH8S n’est pas percé pour recevoir un guide câbles, celui du petit frère l’est. Le Monaco peut donc recevoir une transmission moderne, mais une série de transformations s’impose.


Le supplice de la roue

L’axe de la roue arrière mesure 120 mm. Or, les moyeux modernes permettant de greffer un dérailleur arrière de 7 vitesses ou plus mesurent entre 130 et 135 mm. Il se trouve que j’ai une paire de roues Shimano, achetée pour rénover un vélo de course des années 2000. L’entraxe mesure 130 mm et le corps de roue libre accepte des cassettes de 8 à 10 vitesses. Elles ne sont pas très dynamiques, il y a peu d’inertie et je pense qu’elles feraient l’affaire pour une randonneuse, d’autant plus que la largeur interne des jantes est de 17 mm, idéal pour monter des pneus de 32 mm.

Pour monter la roue arrière, une petite chirurgie s’impose. Comment passer de 120 à 130 mm ? C’est là toute la magie des vélos en acier. Au contraire de l’aluminium, rigide et cassant, l’acier se déforme, est plus flexible et donc plus confortable aussi.

Diverses méthodes existent. Voici la mienne. Au moyen d’une barre filetée, d’un diamètre de 8 mm, de deux rondelles et de deux boulons, je vais progressivement écarter les haubans, me servant des pattes pour caler la tige, les rondelles en appui sur l’intérieur des pattes et les boulons venant pousser les rondelles. De cette manière, je contrôle la force et je peux vérifier les valeurs d’écartement. Pour obtenir 130 mm, j’aurai dû écarteler les pattes du Monaco jusqu’à 160 mm.

Le résultat est très satisfaisant. J’ai pu monter les roues sans difficulté. Et le freinage ? A suivre… en photos cette fois.

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